À savoir
Si, lors d’un contrôle d’identité, les forces de l’ordre constatent que la personne contrôlée est possiblement liée à une activité terroriste, elle peut être retenue sur place ou au commissariat de police. Au cours de cette retenue, un
OPJ vérifie sa situation pénale. Il peut notamment consulter certains fichiers de renseignement ou de police (exemple : le
traitement des antécédents judiciaires ou le
fichier des personnes recherchées). En revanche, la personne contrôlée ne peut pas être interrogée.
Les conditions dans lesquelles la retenue a lieu dépendent de l’âge de la personne contrôlée :
Dès le début de la retenue, un OPJ informe le procureur de la République géographiquement compétent. Puis, il précise à la personne contrôlée, dans une langue qu’elle comprend, les informations suivantes :
Fondement légal de son placement en retenue
Durée maximale de la retenue
Fait que la retenue ne peut pas donner lieu à une audition et qu’elle a le droit de garder le silence
Droit de faire prévenir une personne de son choix et son employeur.
La retenue peut durer 4 heures au maximum. Le procureur de la République peut y mettre fin à tout moment.
À la fin de la retenue, une copie du procès-verbal est remise à la personne concernée.
La retenue d’un mineur doit être autorisée par le procureur de la République. Lors de sa retenue, le mineur doit être assisté par un représentant légal.
L’OPJ précise au mineur et à son représentant légal, dans une langue qu’ils comprennent, les informations suivantes :
Fondement légal de son placement en retenue
Durée maximale de la retenue
Fait que la retenue ne peut pas donner lieu à une audition et que le mineur a le droit de garder le silence
Droit de faire prévenir une personne de son choix et son employeur.
La retenue peut durer 4 heures au maximum. Le procureur de la République peut y mettre fin à tout moment.
À la fin de la retenue, une copie du procès-verbal est remise au mineur.