Si vous avez besoin d’argent avant la fin du contrat, vous pouvez récupérer des liquidités en effectuant un rachat (total ou partiel) ou en demandant une avance à l’assureur.
La plupart des contrats mixtes vie et décès peuvent être rachetés. Vous devez toutefois vérifier que votre contrat prévoit bien cette option.
À savoir
Le droit d’effectuer un rachat n'appartient qu'au souscripteur du contrat. Mais si le souscripteur a perdu sa
capacité juridique, la modification doit être faite en présence de son curateur (s’il est placé sous
curatelle) ou autorisée par le juge (s’il est placé sous
tutelle, sous
habilitation familiale ou sous
mandat de protection future).
L’assureur ne peut pas s’opposer à votre demande de rachat ou d’avance. Mais vous ne pourrez pas agir seul si la personne que vous avez nommée dans votre contrat a accepté sa désignation en tant que bénéficiaire.
Si l’acceptation du bénéficiaire est intervenue depuis le 19 décembre 2007 dans les formes prévues par la loi, vous devrez obtenir l’accord du bénéficiaire acceptant pour effectuer un rachat ou obtenir une avance.
Si l’acceptation du bénéficiaire est intervenue avant le 19 décembre 2007, vous conservez la possibilité d’effectuer un rachat, sauf si vous aviez signé un document qui manifestait votre volonté claire de renoncer à votre droit de rachat.
Rachat
Tous les ans, l’assureur vous tient informé de la valeur de rachat de votre contrat.
Le rachat effectué par le souscripteur est un retrait de tout ou partie de l’épargne accumulée sur le contrat d’assurance-vie. Tout rachat comprend une part de capital (non imposable) et une part de gains (les intérêts et les plus-values).
Le rachat peut être total ou partiel. Le rachat entrainera l’imposition des gains provenant du contrat.
Le rachat total met fin au contrat et entraine le versement anticipé du capital.
L’assureur verse au souscripteur la valeur de rachat de son contrat qui est égale à la partie disponible de l’épargne (provision mathématique) moins les frais (indemnité de rachat).
Les éventuelles indemnités de rachat prévues au contrat ne peuvent pas dépasser 5% de la provision mathématique. Elles sont interdites quand le rachat intervient plus de 10 ans après la date d’effet du contrat.
La fiscalité qui s’applique au rachat dépend de l’ancienneté du contrat et de la date de versement des primes. Un abattement est applicable pour les contrats de 8 ans ou plus.
Vous devez faire la demande par écrit (par courrier ou en ligne selon l’assureur). Un modèle de lettre est disponible :
A la suite d’une demande de rachat, le délai de versement des sommes par l’assureur ne doit pas dépasser 2 mois.
Passé ce délai, les sommes non versées produisent des intérêts au taux de :
9,98 % pendant les 2 premiers mois de retard
13,30 % au delà des 2 premiers mois de retard.
Le rachat partiel permet au souscripteur de recevoir une fraction des primes versées majorée d’une fraction de l’épargne acquise (les gains) sans mettre fin au contrat. Le contrat se poursuit avec des capitaux reduits.
Le souscripteur peut effectuer plusieurs rachats (ou retraits partiels) dans la limite des primes versées.
Des retraits partiels peuvent parfois être programmés (par exemple pour vous fournir des revenus complémentaires réguliers).
La fiscalité qui s’applique au rachat dépend de l’ancienneté du contrat et de la date de versement des primes. Un abattement est applicable pour les contrats de 8 ans ou plus.
Vous devez faire la demande par écrit (par courrier ou en ligne selon l’assureur). Un modèle de lettre est disponible :
L’assureur doit verser les sommes dans les 2 mois qui suivent la demande de rachat.
Passé ce délai, les sommes non versées produisent des intérêts au taux de :
9,98 % pendant les 2 premiers mois de retard
13,30 % au delà des 2 premiers mois de retard.
Avance
Certains contrats d’assurance-vie peuvent prévoir la possibilité d’accorder des avances au souscripteur. L’avance permet de recevoir une somme sans toucher à l’épargne accumulée dans le contrat. L’avance est limitée à un pourcentage de la valeur de rachat.
L’avance est un prêt que l’assureur s’est engagé à accorder dans des conditions prédéfinies. La durée de l’avance est variable selon les contrats. Le souscripteur doit rembourser l’avance et doit payer les intérêts prévus au contrat.
Si l’avance n’est pas remboursée à l’échéance du contrat, elle vient en déduction des sommes versées par l’assureur.
À savoir
Fiscalement, les avances ne sont pas taxables. Mais l’avance non remboursée peut être considérée comme un rachat partiel, soumis alors à imposition.
Vous devez faire la demande d’avance par écrit à la compagnie d'assurance. Un modèle de lettre est disponible :